Depuis quelques mois, les services dits de "communication" de la préfecture de région sont particulièrement vétilleux et exigent des journalistes professionnels en poste à Marseille des
accréditations pour des motifs de plus en plus futiles.
Que l'administration délivre à un journaliste professionnel mandaté par son journal, sa radio ou sa télé, une autorisation d'accès à une manifestation d'envergure telle que la venue du président de
la république ou la couverture d'un match de la coupe du monde de rugby, c'est parfaitement normal. Mais qu'on demande à des journalistes notoirement connus à Marseille de montrer patte blanche
pour le pot de départ d'un préfet de police, c'est la preuve d'un excès de zèle mal placé.
Pourquoi faut-il que dès que le moindre secrétaire d'Etat débarque sur le Vieux-Port les journalistes soient mis en demeure de décliner leur identité, leur numéro de carte professionnelle, leur
situation familiale ? La carte de presse de l'année en cours a toujours été et doit demeurer un sésame universel. Les journalistes n'ont nul besoin d'un tampon administratif, ni d'un crédit de
papier pour faire correctement leur métier. Ils ont surtout besoin de liberté - et pas d'un traitement digne d'une meute, lors de la venue de Nicolas Sarkozy qu'aucun journaliste n'a pu approcher à
moins de cinquante mètres, hormis les télés dûment favorisées au détriment de la presse écrite - ils ont besoin d'équité et de paix.
A la discrimination des "pools" arbitraires s'ajoute désormais une maladie nouvelle "l'accréditite" administrative. Imagine-t-on qu'on demande à un préfet ou un élu ses papiers d'identité pour
accéder au club de la presse, lors d'une conférence de presse ? Alors...
José d'ARRIGO avec Jean Kéhayan, Président et Michel Raphaël Vice-président du Club de la Presse Marseille-Provence-Alpes du Sud
Reproduit avec l'aimable autorisation du Club de la Presse Marseille.
Par Etienne Luzin
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Publié dans : la presse en parle
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